Analyse du roman Le Lion

« Le Lion  » de Joseph Kessel est un roman qui propulse le lecteur dans un monde inconnu, à l’autre bout du globe, un endroit presque irréel tellement il diffère de nos contrées occidentales. Ce roman explore de nombreux points, le dépaysement en premier lieu mais aussi les relations familiales dans un contexte précis, les rencontres de différentes cultures et bien évidemment la relation de l’enfant avec les animaux sauvages.

 

Le dépaysement est l’une des premières choses abordées dans le roman. Le narrateur, dont on ne connaît pas le nom est littéralement emporté par la beauté du paysage dès qu’il pose son pied sur le sol. On retrouve des espaces immenses comme il en reste peu en Europe, des étendues vierges de la présence humaine où le soleil et les animaux sont les seuls maîtres. L’espace dans lequel arrive le narrateur est une réserve naturelle, bien que se trouvant en Afrique, on retrouve des restes de colonialisme avec un blanc à la tête du domaine. L’auteur appuie sur le fait que les blancs respectent les croyances et les rituels des indigènes mais dans certaines scènes, on sent une petite pointe de condescendance de la part des blancs face aux habitudes et aux coutumes des locaux.

 

Les relations familiales sont également au cœur du roman. La famille se compose d’un père et d’une mère ainsi que d’une fillette d’une dizaine d’années nommé Patricia. La mère Sybil souffre visiblement de sa vie en Afrique, elle est sans cesse sous le coup de stress et de crises d’angoisse mais tente par tous les moyens de les refréner afin de ne pas culpabiliser son mari et sa fille. Le maître du domaine quant à lui est bien conscient du mal-être de sa femme, il tente de la réconforter tout en comprenant bien que leur vie en Afrique est la cause de cette angoisse permanente. Il sait qu’il ne pourrait pas vivre ailleurs et laisse sa femme supporter dans son coin ses angoisses en tentant d’intervenir le moins possible. Patricia quant à elle s’épanouit complètement en Afrique. Malgré son jeune âge, elle est consciente que son comportement est également une source d’angoisse pour sa mère. Elle passe son temps dans la brousse entourée d’animaux et lie une relation profonde avec un lion nommé King. Si elle se comporte comme une petite chipie en imposant à tout le monde ses désirs, elle est également très mûre et se plie aux quatre volontés de sa mère dès qu’elle sent que la crise de nerfs approche.

 

La rencontre de cultures différentes, est un point qui est également abordé, les Massaïs par exemple exposent un certain nombre de leurs rites, en particulier celui du passage à l’âge adulte dans lequel l’assassinat d’un lion est la condition siné qua none. Si les blancs respectent ces croyances et ces rituels, il n’est pas rare néanmoins qu’ils le regardent avec tendresse, comme des caprices de jeunes enfants qui ne comprennent rien au monde des adultes.

 

La relation de Patricia avec les animaux sauvages est sans doute le point le plus important du roman, cette petite fille s’est complètement intégré à la brousse, elle se lie avec les animaux sauvages, semble les comprendre bien mieux que tous les autres. D’ailleurs les animaux semblent être attirés par cette fillette tel le lion King qu’elle a recueilli et aidé à grandir. Patricia vit dans un monde qui lui convient parfaitement, un monde avec bien moins de limites qu’en Occident et elle tient à garder le contrôle sur cette vie libérée malgré son jeune âge. C’est d’ailleurs lors de la mort de son ami le lion qu’elle décide, du haut de ses dix ans de quitter ses parents et en particulier son père qui est à l’origine de la mort de son ami King.

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